
Selon la légende, l’église aurait été fondée en l’an de grâce 752 par Dame Ada, veuve d’un comte de Poitiers, puis aurait été rapidement dotée de revenus par Pépin-le-Bref, le père de Charlemagne.

La crypte est plus ancienne que l’église. En effet deux colonnes en pierre bleue de Givet nous permettent sa datation à l’époque Carolingienne (VIII-Xèmes siècles) grâce à leur style pré-romain.

La collégiale renferme une importante collection de statues en bois polychrome, essentiellement des XVème et XVIème siècles.

On trouve de nombreuses dalles et lames funéraires, pour la plupart dressées contre les parois et les murs depuis 1917, dont certaines ont pu être identifiées comme étant celles :
– d’Alard IV de Chimay (1220) où figurent trois roses (armes reprises de sa mère Alix de Rosay)
– Jean de Barbençon (1404)
– Lame funéraire d’Évrars de Rayves (1404) ; d’Aubrebis.
L’édifice a fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques le 19 janvier 1964.
L’histoire veut que Pépin le Bref ait été enterré sous l’église primitive, cependant cela n’est confirmé par aucun document connu.
En pleine première guerre mondiale et sur l’ordre exprès du général Von Bissing, gouverneur des territoires occupés, des soldats allemands investirent en 1916 la collégiale de Molhain, interdisant à quiconque d’en approcher. Pendant plusieurs mois, ils fouillèrent son pavement, mettant au jour une crypte du Xe siècle et un passage souterrain.
Ces archéologues d’un genre bien particulier emportèrent des documents et une pierre gravée que les gouvernements alliés réclamèrent vainement après l’armistice de 1918. Ils ne quittèrent pas les lieux sans apposer deux plaques commémoratives portant leurs noms et leurs grades. On a prétendu que le haut-commandement allemand disposait d’indications sûres concernant un trésor colossal, certains ayant avancé le Graal, d’autres les sépultures et fabuleuses richesses des premiers Carolingiens.
Ce serait par ailleurs la même équipe qui opérait alors en Ardenne, à la recherche du fameux trésor des Templiers. Quoiqu’il en soit, la collégiale de Molhain réédifiée au XVIIe siècle, recèle des inscriptions énigmatiques, à caractère cryptographique évident. Ainsi, à l’extérieur et à gauche de l’entrée, une pierre de 1728 aux singulières abréviations, à laquelle fait suite dans le transept sud l’épitaphe d’un chanoine Godoz mort en 1639, portant la curieuse devise DOVCE MESTLA CROIX SUR LE MIEL, dont les trois derniers mots font l’anagramme du patron de l’église, saint Ermel, en latin ERMELLIVS. Ce serait ce texte, assorti d’une insolite croix traversée par deux signes penchés, qui aurait amené les soldats à creuser à DOUZE pas de l’effigie du saint, sous une nouvelle croix.
Durant la seconde guerre mondiale, les allemands ont procédé à de nouvelles fouilles..
Elle est considérée comme la plus ancienne église romane de la Chrétienté. L’édifice fut longtemps un lieu de pèlerinage où l’on vénérait les reliques de Saint-Ermel, évêque originaire du Pays de Galles, missionnaire du « pagus aduinnensis civitas leodiensis » (principauté épiscopale de Liège), qu’elle a conservées jusqu’en 1563.
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